Appel à propositions – Cahiers congolais d’études avancées, Vol.2

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Appel à propositions – Cahiers congolais d’études avancées, Vol.2

Conflits et dynamiques de violence dans le Congo global (Est-Ouest): cartographie, enjeux et perspectives de paix

Après avoir consacré le premier volume des Cahiers congolais d’études avancées (n°1 et 2) à l’analyse approfondie de la crise des Grands Lacs et des conflits persistants dans l’Est de la République démocratique du Congo, l’Institut congolais d’études avancées (ICEA) ouvre un nouveau cycle de réflexion scientifique. Le deuxième volume de la revue (n°3 et 4) sera dédié à l’examen des autres foyers de tensions et de violences qui affectent le territoire national, de l’Ouest à l’Est, et qui demeurent encore insuffisamment étudiés dans la littérature académique.

L’ICEA lance ainsi un appel à propositions à destination des chercheurs, universitaires, experts nationaux et internationaux, ainsi que des praticiens engagés dans les domaines de la gouvernance, de la sécurité, de la médiation et du développement. L’objectif est de produire des analyses rigoureuses, documentées et innovantes permettant de mieux comprendre les dynamiques internes de ces conflits, leurs ramifications régionales, leurs impacts socio-économiques et les perspectives de sortie de crise.

Approche conceptuelle

L’ICEA invite les soumissionnaires à analyser la pluralité des formes de conflits traversant l’espace congolais. Souvent entremêlés et évolutifs, ces conflits se déploient sur des échelles variées – du local au national – et s’inscrivent dans des dynamiques historiques, sociales, politiques, économiques et géopolitiques complexes.

Les propositions pourront notamment s’intéresser aux conflits fonciers, marqués par la superposition des régimes juridiques, la pression démographique, l’expansion des concessions extractives ou agro-industrielles, et les déplacements de populations. Elles pourront également examiner les conflits liés aux pouvoirs coutumiers, où se jouent des enjeux de légitimité, de succession, d’autorité territoriale et d’interférences politiques.

Une attention particulière pourra être accordée aux conflits identitaires, nourris par les débats sur l’autochtonie, les recompositions communautaires, la mémoire des violences passées et les instrumentalisations politiques. Les conflits migratoires, internes ou transfrontaliers, constituent un autre champ d’analyse essentiel, notamment en ce qui concerne les tensions entre populations hôtes et arrivantes, les reconfigurations démographiques et les enjeux de souveraineté.

Les conflits politiques, qu’ils soient liés à la compétition électorale, aux rivalités entre élites, à la gouvernance ou à la fragilité institutionnelle, ainsi que les conflits économiques et extractifs, structurés par la compétition pour les ressources naturelles, les économies de guerre et les réseaux transnationaux, représentent également des terrains d’étude privilégiés. Enfin, les contributions portant sur les conflits armés et militarisés, leurs logiques territoriales, leurs acteurs hybrides et leurs impacts humanitaires, sont vivement encouragées.

Les auteurs sont invités à analyser ces conflits selon leur niveau d’intensité et d’impact :

  • local, lorsqu’ils opposent des communautés, clans, villages ou autorités coutumières ;
  • régionalisé, lorsqu’ils s’articulent à des réseaux politico-économiques, des mobilisations identitaires ou des dynamiques transfrontalières ;
  • national, lorsqu’ils influencent la cohésion sociale, les politiques publiques, la gouvernance ou l’intégrité territoriale.

L’objectif général est de contribuer à une cartographie intégrée des violences, en mettant en lumière les articulations entre logiques locales, dynamiques régionales et enjeux nationaux, ainsi que les perspectives de paix portées par les acteurs institutionnels, communautaires, civils ou internationaux.

Cartographie provisoire des conflits et phénomènes ciblés par ce volume

Les contributions pourront porter, entre autres, sur les phénomènes suivants :

  • Provinces de l’Ouest (Maï-Ndombe, Kwango, Kwilu, Kongo Central, Kinshasa) : phénomène Mobondo
  • Grand Kasaï : phénomène Kamwina Nsapu ; conflit foncier cyclique mais de basse intensité opposant les Bena Kapuya et Bena Mwembya au Kasaï oriental.
  • Tanganyika : conflit résiduel Pygmées/Bantous
  • Haut-Katanga : mouvement Bakata Katanga
  • Tshopo : conflit Mbole–Lengola
  • Haut-Uélé : incursions des rebelles sud-soudanais affiliés au National Salvation Front (NASFA)
  • Bas-Uélé, Haut-Uélé, Tshopo, Mongala, Haut-Lomami, Tanganyika : tensions liées à la transhumance Mbororo
  • Bas et Haut-Uélé : activités de la LRA (ougandaise), de l’UPC – Union pour la Paix en Centrafrique et du mouvement 3R – Retour, Réclamation et Réhabilitation
  • Kongo Central, Kinshasa, Kwilu, Kwango, Maï-Ndombe (espace historique du Royaume Kongo) : mobilisations du mouvement Bundu Dia Kongo

Ces phénomènes, divers dans leurs formes et leurs ancrages, témoignent de la complexité des dynamiques de violence en RDC, où se croisent influences transfrontalières, enjeux identitaires, rivalités foncières et économiques, fractures communautaires, logiques politico-militaires et recompositions territoriales.

Objectifs scientifiques du volume

Ce volume vise à :

  • documenter les causes profondes, les acteurs, les trajectoires et les mutations de ces conflits ;
  • analyser leurs dimensions historiques, sociologiques, politiques, économiques et sécuritaires ;
  • comparer les dynamiques régionales et interprovinciales afin de dégager des schémas explicatifs transversaux ;
  • éclairer les politiques publiques, les stratégies de prévention et les mécanismes de résolution des conflits ;
  • proposer des pistes de réflexion pour une paix durable et une reconstruction des liens sociaux.

Nature des contributions attendues

Les propositions peuvent prendre la forme :

  • d’articles scientifiques originaux ;
  • d’études de terrain ou analyses empiriques ;
  • de notes stratégiques ou politiques ;
  • de synthèses comparatives ;
  • de contributions interdisciplinaires mobilisant les sciences humaines, sociales, politiques, juridiques ou économiques.

Les approches innovantes, critiques ou méthodologiquement audacieuses sont encouragées, de même que les travaux valorisant des sources locales, des archives, des enquêtes ou des témoignages.

Public visé

Cet appel s’adresse :

  • aux chercheurs congolais et internationaux ;
  • aux universitaires et doctorants ;
  • aux experts en gouvernance, sécurité, médiation et développement ;

aux acteurs institutionnels, organisations de la société civile et praticiens de terrain.

Calendrier de publication

 

EtapeDate
Diffusion officielle de l’appel (site ICEA, réseaux, partenaires académiques)15 février 2026
Soumission des articles complets

3 juin – 3 août 2026 

(2 mois)

Évaluation - Retour des évaluations et demandes de révision 3 août – 3 septembre 2026 (1 mois)
Révisions par les auteurs3 septembre – 3 octobre 2026 (1 mois)
Validation finale par le comité éditorial3-31 octobre 2026
Mise en page, relecture éditoriale et bon à tirer31 octobre – 30 novembre 2026
Publication du numéro 3Avant le 31 décembre 2026
Publication du numéro 4Avant le  30 avril 2027

 

Procédure de réponse concernant l’appel à proposition:

Faire parvenir à l’ICEA, au plus tard le 3 août 2026, votre article complet, suivant le protocole de composition ci-dessous. 

Protocole de composition

1. Structure du texte

  • Titre principal en gras capitales 
  •  Ligne suivante : “par Prénom Nom Post-nom” de l’auteur en minuscules
  • Résumé en français + Abstract en anglais (10–12 lignes
  •  Mots clefs (5 à 8)  
  •  Introduction (problématique, hypothèses, objectifs)
  • Développement (sections numérotées : 1., 1.1., 2., etc.)
  • Méthodologie (si recherche empirique)
  • Résultats et discussion
  • Conclusion
  • Notice biographique de l’auteur

N.B. Le caractère exhaustif des références fournies en notes de bas de page dispense de l’ajout d’une bibliographie en fin de texte.

2. Longueur recommandée :

  • Article de fond : entre 15 et 30 pages (incluant notes de bas de page, tableaux et graphiques) dont un résume de 500 à 1500 mots avec traduction en anglais, précédé de mots clefs.
  • Note de lecture : entre 1 500 et 3 000 mots (soit environ 4 à 8 pages).

3. Directives de mise en page

  • Police Times New Roman en taille 12 pour le corps du texte, taille 14 pour les titres intermédiaires et 16 pour le titre principal ;
  • Interligne simple : 1.0 ;
  • Marges 2,5 cm (1 pouce) de chaque côté
  • Espacement entre paragraphes 
  • Pas de renfoncement en début de paragraphe
  • Notes de bas de page (style Chicago) :
  1. Citation  pour les livres : Prénom,  Nom et Postnom de l’auteur (minuscule), Titre de l’ouvrage en italique, lieu de l’édition, maison d’édition, année de parution, numéro  de page ou première et dernière page de la citation.  Exemple : André Gide, Retour d’U.R.S.S., Paris, Gallimard, 1936, p. 40.
  2. Citation  pour les articles : Prénom, Nom et Postnom de l’auteur (minuscule), "Titre de l'article" (entre guillemets), in Titre de la Publication (en italique), mois et année (entre parenthèses), numéro,  volume, page. Exemple : Maurice Blanchot, « Les intellectuels en question », in Le Débat (mars 1984), n°29,  p. 5.

4. Notice biographique  

  • A placer sous le filet fermant l’article.
  • Prénom, Nom, Post-nom (en gras minuscules), suivis de la présentation du grade, de la fonction, du background professionnel et, éventuellement,  de la mention de deux ou trois publications essentielles. Eliminer tout aspect énumératif.
  • Prose continue sans retour à la ligne.
  • 700 signes  maximum

Exemple d’entrée :

« Pierre Mabiala Makita, titulaire d’un Ph.D. en Histoire de l’Université de Lavalest professeur émérite au département des sciences historiques de l’Université de Kinshasa (etc.) ». 

5. Usage de majuscules : 

Dans les noms composés, seul le premier mot porte la majuscule, sauf présence d’un nom propre. Ex : Institut national de sécurité sociale ; République démocratique du Congo.

6. Numéraux ordinaux : 

Employer les formes correctes : 1er, 1re, 2e, 3e, etc., et non , ou 2ème.

Pour les siècles : XVIe siècle, 14e siècle, et non XVème siècle.

7. Indications géographiques 

Majuscule pour la région (entité géographique ou politico-administrative). Ex : le Nord-Kivu, l’Est du Congo, Afrique de l’Ouest

Minuscule pour  la direction ou la localisation. Ex. : à l’est du Congo, vers le sud, au nord-ouest de l’Italie

Adresse d’envoi et contact

  • Adresse physique de l’ICEA : 7, avenue Père Boka, Kinshasa Gombe (référence : Centre culturel Boboto). 
  • Adresse mail officielleicea0323@gmail.com  (NB envoi par whatsapp déconseillé)
  • Site officiel : https://www.icea-etudesrdc.org
  • Lettre d’accompagnement à l’attention du Pr Emmanuel  Mateso  Locha
  • Objet de la correspondance : Cahiers volume 2 – Proposition d’article – Nom de l’auteur
  • Numéro de contact :  RDC ? +243 894 047 404 ✉️ +243 99 88 91 718

Isidore Ndaywel è Nziem

Directeur général de l’ICEA

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